This was interesting to me because we, too, have ongoing discussions about the English language in mass media etc etc (a question which tends to be asked and answered on an uncomfortably nationalistic ground):
In the 1951 film version of Gershwin’s “An American In Paris“, Gene Kelly as Jerry Mulligan explains why he’s chosen the life of an expatriate:
Back home everyone said I didn’t have any talent. They might be saying the same thing over here, but it sounds better in French.In fact, “everything sounds better in French“, and in particular, “pop music sounds better in French“. Or at least, many English speakers have been telling themselves things like this for the past couple of centuries. You could look it up.
But the linguistic worm has turned, at least with respect to rock lyrics.
According to Bertrand Dicale “Pourquoi ces Français chantent en anglais“, Le Figaro, 11/26/2007,
Le temps est à l’anglais. Pas l’anglais phonétique et scolaire des yé-yé, auxquels les Anglais ne comprenaient rien. La langue anglaise qui se chante aujourd’hui en France est celle du folk contemporain ou de la pop élégante, une langue qui demande beaucoup plus que des cours d’anglais de terminale, et qui aujourd’hui rencontre son public, en France et à l’étranger.[...]
I missed this article last fall, but yesterday I heard an interview on the BBC World Service with Julien Garnier, from the band Hey Hey My My, who explained (as I recall) that he prefers to write in English, because simple things sound more meaningful in English than they do in French. It struck me that there may be some sort of reciprocal “the other language’s grass is greener” effect here, where the extra effort needed to process a foreign language really does create more of (certain kinds of) meanings. (Or, more obviously, that simple poetic phrases are hard to translate.)
I’m not sure that this is exactly what Garnier said, and I haven’t been able to find the interview on line. The Le Monde article quotes him as saying « Les gens sont décomplexés quant à l’idée de chanter en anglais » (”People have lost their hang-ups about singing in English”), and
« On n’est pas contre les paroles en français, chanter en anglais n’est pas une revendication, assure Julien Garnier d’Hey Hey My My. Simplement, écrire nous est plus facile en anglais qu’en français. Il est difficile de trouver un langage vraiment pop en français. C’est génial de dire en anglais Here comes the sun (« voici le soleil », tube des Beatles) alors que ce n’est vraiment pas terrible en français. »
[...]
Of course, this didn’t go without rebuttal. Claude Duneton (”Voici le solei“, Le Figaro, 2/21/1008) begins by quoting Garnier’s quote [...]. [...]M. Duneton is Not Pleased. For him, this is not a matter of individual artistic choice. Nor is it a simple reaction to the forces of cultural prestige in a particular genre, similar to the forces that led the fictional Jerry Mulligan to try to paint in Paris, or the real Samuel Beckett to write in French. Rather, he sees this as a conspiracy organized by the International Music Industry and its French lackeys:
[...] il importe de montrer l’autre face, parfaitement avouée (contrairement à ce que croient les optimistes en France), de l’anglicisation calculée de notre pays. Un mépris évident pour la chanson française se dégage clairement des propos du journaliste, pour lequel la langue anglaise doit être la langue naturelle des peuplades hexagonales. Seule existe la chanson en anglais, nommée expressément music industry. Pas de mystère non plus : sans les quotas, si gênants, imposés aux radios par la France (la détestable « exception française »), notre chanson n’existerait plus. Elle serait reléguée au rang de chants folkloriques indigènes; c’est le but des entrepreneurs de l’industrie musicale : liquider la concurrence. [...] la défense de notre langue n’est pas une marotte de vieux messieurs à parapluie ni de bonnes dames à chapeaux ; il s’agit de la protection vitale de notre identité la plus élémentaire, ainsi que de nos intérêts de base. Il s’agit de résister à une colonisation voulue et concertée pour des raisons platement économiques, comme toutes les colonisations sur la Terre.[...]
Tough stuff. And it’s certainly lucky for the Hexagonal Tribes that M. Duneton was able to see the [...] for what it was: a frank confession of the colonialists’ plans[.]

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