"Un parfum de contradiction"

Fausto @ tabula rasa has something interesting to say about Roberto Saviano’s mafia bestseller

L’un des leitmotivs théorique du livre est celui de la camorra comme avant-garde de l’ultralibéralisme radical. Il devient vite évident que derrière cette idée il y a déjà un problème fondamental de connaissance en philosophie politique. Ce qui est considéré ici comme libéralisme correspond à la vision du vulgus pecum et n’a pas grand-chose de commun avec la théorie politique et économique du même nom qui, rappelons le tout de même, se base sur le droit, qu’il soit garanti par l’Etat, pour les plus modérés, ou naturel, pour certains des plus radicaux. Le libéralisme dénoncé est un fantasme absolu qui rappelle les cris délirants de certains pour qui des politiques tout simplement sociales-démocrates sont communistes. En fait, Saviano décrit les processus typiques du capitalisme corporatiste statodépendant justement dénoncés par les libéraux radicaux. De plus, un parfum de contradiction plane régulièrement sur le rôle de l’Etat dans ce montage où l’on a un peu l’impression qu’il est la solution avant d’être identifié comme le problème et vice-versa.

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