Jacob Arjouni died

I don’t know how much more to say at this point, but I might write something more comprehensive in February. The main point is, Jaconb Arjouni died a few days ago. I reviewed his debut novel here. I might say a few sentences about what an extraordinary writer he’s been, and how important his work has been in a largely xenophobic literary landscape, where narratives centered on non-Germans have to conform, adapt or go under, but this fine obituary in the Guardian touches on all the right points. Please read it. Sometimes, there are bright spots, and Arjouni’s unclassifiable work was definitely one of them. This is a heavy loss.

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Partir. / De toute façon partir

Henri Michaux – Le jour, les jours, la fin des jours (Méditation sur la fin de Paul Celan)

Sans qu’ils parlent, lapidé par leurs pensées
Encore un jour de moindre niveau. Gestes sans ombres
A quel siècle faut-il se pencher pour s’apercevoir ?
Fougères, fougères, on dirait des soupirs, partout, des soupirs
Le vent éparpille les feuilles détachées
Force des brancards, il y a dix huit cent mille ans on naissait
déjà pour pourrir, pour périr, pour souffrir
Ce jour, on en a déjà eu de pareils
quantité de pareils
jour où le vent s’engouffre
jour aux pensées insoutenables
Je vois les hommes immobiles
couchés dans les chalands
Partir.
De toute façon partir.
Le long couteau du flot de l’eau arrêtera la parole.